Tania Galvani prête à « libérer Pointe-à-Pitre »

Déclaration de candidature de Tania Galvani
Si on pensait qu’elle manquait d’énergie, qu’elle manquait d’idées ou qu’elle n’était pas entourée, Tania Galvani, candidate tête de liste aux élections municipales et communautaires de mars 2020, en a démontré le contraire. C’était hier (dimanche 26 janvier 2020) dans un restaurant de la place de la Victoire à Pointe-à-Pitre. La conseillère municipale du groupe Rassemblement pour une nouvelle démocratie (RND-Lapwent an mouvman) présidé par Georges Brédent, a durant une heure et quart, détaillé avec force et détermination, les motivations de cette candidature et sa vision du développement de la ville qui l’a vu naître. Car Tania Galvani est une authentique Pointoise. Elle est née, a grandi et, désormais, travaille dans cette ville dont le déclin semble une évidence. Bien évidemment, Tania Galvani ne peut rester insensible et inactive face à une situation sur laquelle elle porte « un regard mêlé de tristesse et de colère ».

« POURQUOI EN SOMMES-NOUS ARRIVÉS LÀ ? »

Cette déclaration de candidature était donc l’occasion pour elle de dénoncer « le déficit abyssal de 82 millions d’euros », qui, selon elle « témoigne quoiqu’on dise d’une gestion catastrophique, d’une gestion calamiteuse et hasardeuse, au mépris des règles élémentaires de la comptabilité publique ».
Et si l’équipe municipale sortante peut argumenter et trouver les raisons d’une telle dégradation financière dans la rénovation urbaine, qui « est nécessaire », consent-elle, les conditions dans lesquelles celle-ci a été conduite l’interpellent. « Je suis la première à considérer et à dire que tout un chacun a droit à un logement décent. En revanche, l’opacité dans laquelle cette opération de rénovation urbaine a été menée à Pointe-à-Pitre, est de l’avis même de la Chambre régionale des comptes, parfaitement intolérable. » Tout au long de la première partie de son intervention, elle s’arrêtera sur les conséquences de cette gestion qui a conduit à « des quartiers entiers laissés à l’abandon, avec leurs habitants laissés pour compte » et à altérer l’attractivité de la ville. (Cliquer pour écouter)
Et de s’interroger : « Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? »
C’est en partant de cette question qu’elle a construit son analyse pour aboutir à son projet pour sa ville.

PRIORITÉ ABSOLUE : SÉCURITÉ ET SÉRÉNITÉ

Tania Galvani vise à « remettre de l’ordre dans la ville » et à « proposer un projet lisible pour tous les habitants ».
Concrètement, elle s’engage à « libérer Pointe-à-Pitre du carcan dans lequel elle a été enfermée » et la rendre plus attractive en agissant sur les maux qui la gangrènent :
« La protection de nos habitants, de nos rues, mais aussi de nos visiteurs, sera une priorité absolue pour notre équipe municipale. Car Pointe-à-Pitre ne pourra se relever que s’il y règne un climat de sécurité et de sérénité. » (Cliquez pour écouter)

« RESTAURER L’AUTORITÉ RÉPUBLICAINE »

Elle veut apporter une réponse aux plaintes des citoyens contre les « nuisances sonores nocturnes mais aussi diurnes et d’occupations arbitraires de l’espace public notamment des trottoirs ». La gestion de la présence des pacotilleuses est aussi une préoccupation. Cette catégorie de travailleuses pose un problème qui est, selon elle, « de trois ordres : sécuritaire, mais aussi de concurrence déloyale et de dignité humaine. »
Pointée du doigt également la prostitution qui s’est étendue à toute la ville.
Ce volet portant sur le cadre de vie et le mieux-vivre ensemble « passera nécessairement par la restauration de l’autorité républicaine ». (Cliquez pour écouter)

QUELQUES ACTIONS CONCRÈTES

Ainsi, il sera possible d’aboutir à une autre Pointe-à-Pitre « plus propre, plus verte, plus agréable, plus respirable où il fait bon vivre ».
Actions concrètes :
– mettre en œuvre les procédures offertes par la loi, afin de permettre à la ville de faire rentrer les biens sans maîtres ou en état d’abandon manifeste dans son patrimoine ;
– embellir les entrées de la ville ;
– relancer l’économie en proposant un nouveau modèle économique autour de projets structurants comme le Karukéra Bay porté par le Grand Port maritime de Guadeloupe et le programme gouvernemental Action cœur de ville ;
– renouer avec la solidarité envers les personnes âgées ;
– rendre les trottoirs accessibles aux personnes à mobilité réduite ;
– lutter contre l’habitat indigne et insalubre par la mise en œuvre d’un programme de résorption de l’habitat insalubre , notamment dans les faubourgs et la sortie sud-est…
– faire de Pointe-à-Pitre une capitale culturelle et une ville plus sportive, notamment en emmenant les arts au plus près de la population dans les espaces publics et dans les quartiers… (Cliquez pour écouter)

SOUS LE REGARD BIENVEILLANT DE GEORGES BRÉDENT


Le chantier s’annonce donc colossal pour une ville intégrée à la communauté d’agglomération Cap Excellence dont elle ne profite pas vraiment. Le constat est là quand elle regarde « le Centre des arts et de la culture, qui a été transféré à la communauté d’agglomération depuis 2010 et dont les travaux de réhabilitation sont stoppés depuis de nombreux mois. »
Du travail, il y en a donc à faire dans cette ville.
Pour y parvenir elle peut compter sur son mentor, Georges Brédent, qui viendra lui apporter l’expérience qui pourrait lui manquer. Il est venu le dire dans une allocution marquée par une très grande émotion quand il a parlé de sa famille. Se reprenant, avec le soutien du public, il a martelé qu’il sera « bien là ». (Cliquez pour écouter)

TRÈS BIEN ENTOURÉE ET SALUÉE PAR MARCEL SIGISCAR


Engagée en politique depuis 2008, elle a pu apprendre quelques rouages mais sans doute aura-t-elle besoin d’être épaulée. Elle compte également sur tout l’appareil de Guadeloupe unie, solidaire et responsable (GUSR).
Le président Guy Losbar est venu lui apporter ce soutien avec beaucoup d’autres élus ou candidats à ces élections : Dominique Théophile, Camille Pélage, Jean-Philippe Courtois, Bernard Pancrel, Magguy Célini, Axelle Kaulanjan. Beaucoup de personnalités de la vie civile ou des Pointois actifs aussi : Fred Deshayes, André Létin, Alain Brédent, Michel Albina, Winny Kaona, Vincent Béral, Sonia Catalan, Jacques Népotel, Béatrice Nourel, Colette Soumbo…
Tous ont parlé avec leur coeur, pour expliquer leur choix de soutenir ce petit bout de femme, qui veut « libérer Pointe-à-Pitre » avec une équipe d’hommes et de femmes d’horizons divers réunis sur la liste Annou doubout pou L@pwent. Et qui sait ? Peut-être qu’une alliance pourra être mise en place avec Marcel Sigiscar, qui est venu la saluer (sans prendre la parole), comme elle l’avait fait lors de la déclaration de candidature de cet ancien lieutenant des équipes Bangou.


Parmi les personnalités de la société civile présente, la chanteuse Winny Kaona, heureuse d’être là. Ici en discussion avec Ken Tégar, l’animateur de la manifestation, sous les yeux de la star du jour, Tania Galvani.

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