Loïc Tonton, le plan B de Jean-Claude Pioche

Jean-Claude Pioche et Loïc Tonton
Jean-Claude Pioche ne conduira pas la liste « Désirade dynamique et ambitieuse ; continuons ensemble ! » aux élections municipales et communautaires de mars 2020. C’est définitif. Mais il a un plan B. Il s’appelle Loïc Tonton. C’est lui qui prendra le relais pour mener cette liste à la victoire. Il a attendu jusqu’à la dernière minute pour déposer la nouvelle liste, suspendu qu’il était au verdict du tribunal administratif. Celui-ci devait, en effet, statuer en référé ce jeudi 27 février 2020, suite à la requête déposée par Jean-Claude Pioche, deux jours plus tôt. C’était au lendemain de la décision du préfet de ne pas lui délivrer le récépissé du dépôt de la liste « Désirade dynamique et ambitieuse, continuons ensemble » qu’il devait conduire.

TRISTE FIN APRES DOUZE ANS DE CONSEIL MUNICIPAL

Aux termes d’une heure de débat et de près de deux heures de délibéré, la décision est tombée à dix minutes de la clôture du dépôt des listes en préfecture. La requête de Jean-Claude Pioche a été rejetée sur la base de l’article L.231 du code électoral et sans référence à l’article L.237, qui aborde la question de l’incompatibilité, qui lui laissait une ouverture. Il ne pourra donc pas se présenter aux élections municipales compte tenu de sa fonction de policier aux frontières.
Depuis dimanche, alors que la Grande parade carnavalesque battait son plein à Pointe-à-Pitre, la nouvelle avait rapidement parcouru l’archipel de la Guadeloupe. Comment un élu avait pu exercer depuis 2008, en qualité d’adjoint au maire, puis de maire, sans être inquiété par la préfecture, et être subitement déclaré inéligible ?

UNE JURISPRUDENCE IMPLACABLE


 
Au cours de l’audience, le rapporteur public, Brigitte Pater, qui avait extrêmement bien préparé son dossier a fait magistralement la démonstration, jurisprudence à l’appui, que la préfecture ne pouvait pas valider la candidature de Jean-Claude Pioche, ne laissant qu’une très faible marge de manœuvre à son avocat, Me Dominique Deporcq (cliquez pour écouter).
La décision semblait donc une évidence mais Jean-Claude Pioche avait prévu ce plan B, en attendant que son avocat introduise une question prioritaire de constitutionnalité qui pourrait faire évoluer la loi s’agissant des territoires insulaires comme l’archipel guadeloupéen.
Jean-Claude Pioche n’a pas caché sa déception à la lecture du verdict mais, tel un chef de troupe qui met un genou à terre, il a immédiatement transmis l’étendard à son dauphin, Loïc Tonton, pour aller au combat (cliquez pour écouter). Deuxième vice-président du Comité régional des pêches, il n’a pas d’expérience d’élu municipal. Cependant, il se dit prêt (cliquez pour écouter).
Samedi matin, un dossier similaire sera examiné par le tribunal administratif concernant la liste présentée par Patrice Luce, candidat au Gosier et fonctionnaire de police également. Il a introduit un recours lui aussi.

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