Sincérité et politique

Par Josy JOUYET. L’adjoint au maire de Gourbeyre et président du mouvement Gourbeyre Agir en vérité, fait part de sa réflexion, après le sondage réalisé par l’Institut Qualistat, pour le compte de Guadeloupe la 1re, sur la vie politique guadeloupéenne. Josy Jouyet est candidat tête de liste aux élections municipales de mars 2020.
« Est-on obligé de mentir pour faire de la politique ?
Insincérité et politique sont-ils fatalement associés ?
Platon, dans La République, disait : « C’est aux gouvernants de l’État qu’il appartient, comme personne au monde, de recourir à la fausseté, en vue de tromper soit les ennemis, soit leurs concitoyens, dans l’intérêt de l’État »
Machiavel écrivait, dans Le Prince, qu’il n’est « pas nécessaire pour un prince d’avoir toutes les qualités, mais il est bien nécessaire de paraître les avoir ».
Dans 1984, George Orwell, fait la description suivante : « Si tous les autres acceptaient le mensonge imposé par le Parti, si tous les rapports racontaient la même chose, le mensonge passait dans l’histoire et devenait vérité ».

UN BAROMÈTRE ÉDIFIANT

Si cette négation de la vérité a toujours existé de la part des gouvernants, a-t-elle encore lieu d’être à notre époque sensé être démocratique ? Et si oui quelles en sont les conséquences ?
Le récent baromètre de la vie politique guadeloupéenne réalisé au mois de juillet par l’Institut Qualistat est à cet égard édifiant.
Plus de trois quarts des Guadeloupéens ne font pas confiance à la classe politique. Il est dit que c’est quasiment 20 % de plus qu’il y a 10 ans.
Près de la moitié se disent méfiants. En cause, les problèmes d’alimentation en eau, la situation du CHU, la conjoncture économique et sociale. Soit autant de sujets ou le mensonge est de rigueur…

UNE LUEUR D’ESPOIR

Face à cette morosité, ce fatalisme, la vérité et la transparence ne sont-ils pas des préalables indispensables à une forme de réconciliation ? Ce que d’aucun nomme un Nouveau Pari de la Confiance, garant de plus de cohésion et d’une vraie justice sociale.
Nietzsche a décrit la réaction de l’opinion publique lorsqu’elle apprend qu’on lui a menti : « Ce qui me bouleverse, ce n’est pas que tu m’aies menti, c’est que désormais, je ne pourrai plus te croire ».
Une lueur d’espoir dans ce baromètre : les étudiants encore présents et les lycéens restent plutôt positifs. Pour combien de temps ? Il nous appartient de ne pas les décevoir.

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