Aramis Arbau et Zabitan douvan montrent les griffes

Ambiance surchauffée hier soir (samedi 25 janvier 2020) au domicile d’Aramis Arbau. Le maire de Vieux-Habitants avait donné rendez-vous à ses partisans dans les jardins de sa villa de Morne-à-Jules pour déclarer officiellement sa candidature aux élections municipales et communautaires de mars 2020. Devant environ 350 Habissois, le ton de la campagne a été donné avec plusieurs intervenants très incisifs, à l’image de Jean-Louis Jérémie, un temps candidat, mais qui a finalement rejoint l’équipe sortante. Autre voix qui tonnera lors de cette campagne : celle de Jennifer Linon. L’adjointe au maire et conseillère régionale, était en forme olympique, ce samedi soir. Un temps pressentie pour prendre la tête de la liste de la majorité municipale, elle devra patienter. Car, si cette équipe est reconduite aux affaires, il n’est pas envisagé qu’Aramis Arbau passe la main en cours de mandat. Ce dernier a mis les choses au point d’emblée : « Pour couper court à une rumeur persistante, non fondée, qui consiste à dire que si je suis maire, si je gagne, c’est quelqu’un d’autre qui sera le maire, je vous le dis de manière solennelle : si vous me faites confiance, je serai votre maire pendant les six prochaines années. » Voilà qui est clair.

PRÊT À AFFRONTER SES ADVERSAIRES


Ainsi, Aramis Arbau pouvait, dans sa longue intervention, développer ses arguments de campagne, dans une sorte de 3-en-1 (bilan-programme-déclaration), qui a commencé par une petite pique : « Un maire est un élu de proximité.(…) J’insiste et je persiste là-desssus. Quand je dis cela, c’est pour vous dire que je comprends mal que quelqu’un veuille être maire d’une commune qu’il n’habite pas ». L’attaque est adressée à celui qu’il désigne comme son principal adversaire, sans le citer. Il vise ainsi le socialiste Jules Otto, auquel il reproche d’habiter à Baie-Mahault. (Cliquez pour écouter)
Il avait déjà abordé le sujet lors de la polémique sur la problématique des listes électorales comprenant un nombre d’inscrits qui ne soit pas en concordance avec le nombre d’habitants. On comprend donc que ce sera un argument de campagne. Au moins contre cet adversaire. Pour les autres (Daniel Géran et Daniel Nicolas, ses anciens adjoints, et Didier Pézeron, déjà candidat en 2014), il en trouvera d’autres.

DÉFENDRE SON BILAN

L’autre argument, c’est bien évidemment son bilan. Les adversaires y trouveront sans doute à redire, mais il y repère beaucoup de raisons d’en être satisfait. A titre d’exemples : son plan local d’urbanisme qui a été validé, les 177 logements sociaux construits par deux opérateurs ou encore son action en matière de transition écologique. Sur ce dernier point, il a rappelé l’installation en cours de 1 041 lampes à technologie LED sur l’ensemble du territoire pour économiser 63 % d’énergie. A cette réalisation, il ajoute l’équipement panneaux photovoltaïques des toitures des bâtiments communaux, le remplacement des voitures par des véhicules électriques et une ferme photovoltaïque à Beaugendre pour alimenter environ 150 foyers.

L’ART DE FAIRE DES ÉCONOMIES

L’une de ses grandes fiertés reste tout de même l’état des finances, qui s’améliore si l’on se réfère au dernier avis de la Chambre régionale des comptes, même si la situation reste fragile. Il est heureux d’être passé de 3,4 M€ de déficit à 1,1 M€ en 2018 mais a surtout pris beaucoup de plaisir à dire comment il y est parvenu : pas de voiture de fonction et de frais de carburant pour le maire, pas de prise en charge des frais de transport et d’hébergement pour les élus se rendant au Congrès des maires, pas de fêtes patronales et d’élections de misses pendant quatre ans, etc. (Cliquez pour écouter)
Pour terminer sur le bilan, il s’est arrêté sur les grands chantiers. Sur ce dernier point, il a rappelé notamment la troisième tranche de l’aménagement de Val de l’Orge, la deuxième tranche des travaux de requalification du centre-bourg avec l’enfouissement de tous les réseaux ou encore la plate-forme de vente rapide de Géry, qu’il annonce comme « un petit bijou pour la Guadeloupe ». (Cliquez pour écouter).

PLACE À LA CAMPAGNE


Esther Ambraise en directrice de campagne pour faire gagner Aramis Arbau.
Convaincu à ce point du bien-fondé de son action, Aramis Arbau ne pouvait que revenir en première ligne dans la bataille. La mandature 2014-2020 aurait donc permis à la commune de se remettre debout pour lui permettre d’aller plus loin d’où le nom de la liste : Zabitan douvan, après Zabitan doubout en 2014.
Ensuite, il faudra convaincre les électeurs de refaire confiance à l’équipe en place. Et pour cela, c’est Esther Jérémie-Ambraise, en directrice de campagne, qui pendra en charge l’organisation des différents événements jusqu’au scrutin. L’entrée en matière de ce samedi a donné le ton en terme d’animation avec Rodrigue Solitude, qui, lui aussi, a fait une mise au point pour faire taire les rumeurs : « Je ne serai sur aucune liste. Il aurait fallu que je démissionne de mon poste à la Région six mois plus tôt ».
Place désormais à la campagne sur le terrain et à la préparation des grands meetings du mois de mars. Comme d’habitude, ça va être chaud à Vieux-Habitants.

Une supportrice inconditionnelle, déchaînée pendant toute la manifestation.

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